22ans après, j’en souffre encore

Presque 22 ans après, j’en souffre encore… De la brutale disparition d’Ayrton Senna, pilote brésilien de génie, bien au-dessus des zouaves d’aujourd’hui, comme Hamilton, Vettel ou Alonso…

À chaque fois que je regarde le documentaire « Senna » , les émotions sont là… Les sourires devant son génie, l’admiration lorsque passent les images du GP brésilien d’Interlagos de 1991 et son combat contre sa propre McLaren-Honda, devant sa remontée fantastique à Monaco en 84, sous la pluie , devant son autre remontée fantastique, en 88 pour son premier titre de Champion du Monde, pour ses numéros de funambule en 85 à Estoril, en 93 à Donington…

Puis vient l’angoisse, lorsque la saison 1994 est abordée. Puis mon sang se glace lorsque le GP de San Marino, disputé sur le circuit d’Imola… Les premiers frissons avec l’accident spectaculaire de Rubens Barrichello le vendredi 29 Avril 1994, puis l’horreur du décès de Roland Ratzenberger le lendemain, et les larmes, au moment de l’accident de Senna…

Au moment où j’écris ces lignes évocant l’accident de Senna, les larmes remontent d’ailleurs…

Le décès de Senna a été brutal, inattendu, et injuste… Ce Dieu auquel il a toujours prêté allégeance l’a lâché, en ne faisant pas en sorte qu’un putain de triangle de suspension d’une Williams-Renault, que je détestais, ne lui rentre dans le casque…

C’est la seule blessure que son corps a subi lors de l’accident, sinon, il n’avait pas la moindre contusion. Sans ce triangle, il serait sorti de sa voiture et serait rentré au Paddock à pied.

Depuis ce jour, j’ai toujours une rancoeur contre le circuit d’Imola, contre ce virage de Tamburello et contre l’écurie Williams. 

Déjà, voir Senna quitter McLaren pour Williams, qui était pour le gamin de 9 ans que j’étais, l’ennemi juré, ça m’a fait drôle, et l’accident mortel de Senna sur une Williams m’avait mis en tête que Franck Williams l’avait recruté dans le seul but de l’assassiner… Évidemment, c’est nawak, c’était une réflexion d’enfant, mais cette réflexion est terriblement ancrée en moi, et il y a toujours une petite voix au fond de moi qui n’écarte pas la thèse du meurtre par sabotage.

Aujourd’hui encore, j’ai conservé le drapeau brésilien qui est sorti après le décès de Senna et que mes parents m’avaient acheté, il y a 22 ans…

Adeus Ayrton… Obrigado…

  

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